Le travailleur frontalier : un électeur sous-représenté politiquement ?

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Le travailleur frontalier : un électeur sous-représenté politiquement ?

Année après année, commune par commune, grâce au Ministère de la sécurité sociale du Grand-Duché, on sait exactement combien de travailleurs frontaliers compte notre province.

35.890 au 29 mars 2019.
De 7.600 à Arlon – le plus –  à 10 à Daverdisse – le moins.

Année après année, ils sont de plus en plus nombreux.

En 2019, 6.620 de plus qu’en 2012 (+22,6%).

Dans le même laps de temps, la croissance démographique de la province n’a été que de 4% (+11.000 habitants).

Mais combien d’entre eux sont des élus locaux ?

Combien d’entre eux participent aux choix de développement et à la gestion quotidienne de la commune qu’ils habitent et contribuent à façonner, jour après jour ?

Personne ne le sait.

Et personne ne s’en inquiète.

Vraisemblablement, ils sont très peu nombreux.

C’est pour les dénombrer qu’Effet-Frontière vient de demander, par courrier, à chacune des communes de la province, de lui renseigner le nombre de travailleurs frontaliers qui sont en même temps membres du Conseil communal, membres du Collège communal, membres du Conseil de CPAS.

C’est là un premier jet de lumière sur la sous-représentation politique d’une catégorie de citoyens toujours plus importante au sein de la population locale.

L’étape suivante consistera à s’interroger sur les causes et les conséquences de cet état de fait, qui sera alors précisément chiffré.

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